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Vice de Printemps, Folie sauvage … 3 ans !

Dernière mise à jour : mars 23

On éteint les lumières, on chante joyeux anniversaire et QUE LA FETE CONTINUE !!!


Nostalgie. Le BBCBLDVM (bar bio / concert / boîte / lieu de vie / marseillais) a bien grandi et fête ses trois ans d’existence. On pourrait dire que trois ce n’est pas grand-chose. En réalité, trois ans c’est la découverte du monde, l’apprentissage, le développement, les débuts de la construction et l’épanouissement… Il s’en est passé des soirées mémorables, de superbes rencontres, des shows inouïs, des ateliers enchantés, des sets enflammés…


Sais-tu aussi que ce lieu mythique de la belle de mai cachent en ses murs de nombreux secrets… ? L’équipe du Chapiteau à fait le point sur le passé et a enquêté pour toi ! Aujourd’hui, on te dit tout.


La belle de mai – un quartier historique !


Dans les années 1860 la Manufactures des Tabacs située rue Sainte était le premier employeur de la ville de Marseille et la deuxième manufacture la plus importante de France. C’est précisément en 1868 que l’entreprise a déménagé dans un immense espace que vous connaissez tous, l’actuelle Friche - La belle de mai.


Les bâtiments ont été conçu d'après les plans de Désiré Michel, dans le quartier Belle de mai à proximité de la raffinerie de sucre Saint Charles. L’entreprise employait plus de 1300 personnes, pour la plupart des femmes du quartier, qui produisaient à la main, cigares, et cigarettes.




L’année 1868 est pour la ville de Marseille, porte de l’Orient et premier port colonial de France, celle de l’apogée économique. Le 3e arrondissement était l’un des plus dynamique, les magasins y étaient fréquentés, et tous les commerces prospères ! La vie de quartier très marquée et le tissu associatif riche.


Malheureusement, la manufacture se spécialise dans la production de cigarette Gauloise et Gitanes, mais la mode est au tabac blond… La marchandise produit ne se vend plus aussi bien et la manufacture est contrainte de fermer ses portes. En 1990 les 12 hectares de bâtiments sont désormais vides et l’ancienne usine devient l’une des plus grandes friches industrielles urbaines de France.


Cet ensemble architectural imposant est l'une des dernières traces de l'apogée industrielle de la cité phocéenne, l’un des derniers témoins d’une époque révolue.


Un nouveau visage

Ce qu’il faut bien comprendre c’est que la fermeture d’une entreprise d’une telle ampleur est un véritable coup de tonnerre pour l’économie d’une ville et d’un quartier. D’autant plus que l’usine structurait l’ensemble de l’arrondissement à cette époque.


Heureusement, le temps de veille ne s’est pas étendu. C’est en 1992, deux ans après l’arrêt des activités que le projet de réhabilitation de la friche voit le jour. En 1995, un Projet Urbain visant à ne plus séparer les dimensions culturelles et urbaines est élaboré. L’ancienne usine se transformée en un pôle de création artistique et alternatif. La Friche La Belle de Mai est aujourd’hui un lieu devenu incontournable dans la culture marseillaise. Expositions, événements festifs, lieu de résidence artistique…


Le quartier attire à nouveau les marseillais.e.s avec un tissu associatif toujours de vigueur. Les Tête de l’Art, Le Couvent Levat – atélier Juxtapoz, L’Embobineuse théâtre de fortune, le cinéma le Gyptis, La Cantine du Midi … le quartier de la belle de mai se veut attractif.


A 10 minutes à pieds de la Friche se trouve un coin de paradis qui regorge d’anecdotes plus folles les unes que les autres… C’est désormais sur Le Chapiteau - la belle de mai que l’histoire va se concentrer. Entre événements culturels et grosses soirées, quelle est l’identité de ce lieu fleurissant ?


L’affaire Chapiteau, les prémices.

Pour aller plus loin sur l’histoire j’ai interrogé Serge Pizzo. Rencontre avec ce pilier de la belle de mai.


Rencontre avec Serge Pizzo

On est jeudi. Il pleut. Vêtu d’un chapeau, Serge m’attend au coin de la Traverse Notre Dame du Bon Secours, rencontre avec cet habitant du quartier de longue date.


Serge connaît bien la belle de mai. Dans les rues, il s’arrête régulièrement pour saluer les passants. Habitants, commerçants, voisins, tout le monde semble l’apprécier. En chemin, il m’évoque un temps que je n’ai pas connu, « Tu sais il y a 40 ans, la belle de mai c’était une véritable boutique : fringue, chaussures, tu trouvais ce que tu voulais. Une année on a même organisé un carnaval avec toutes les écoles du quartier et on les a réunies rue Belle de mai. Tout le monde chantaient dansaient, c’